Fly Lady : 1 mois plus tard

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien.

Cela fait plusieurs jours que je me dis que je dois rédiger cet article, mais le temps file à une vitesse… Que ceux qui croient qu’être mère au foyer c’est glander retournent leur veste, car c’est totalement le contraire… Certes nous n’avons pas de patrons, de clients ou de collègues qui nous mettent la pression, mais en dehors des enfants (dont le nain en bas âge plus pot de colle que la super glue on ne connait pas) il y a la contrainte de l’école, de la bonne gestion d’une maison qui tourne et l’administratif. Je suis en totale admiration des parents célibataires qui réussissent à faire tourner ce petit monde sans jamais se plaindre (ou très rarement ! )

Alors, Fly Lady au bout d’un mois, cela donne quoi ?

Je vous avais laissé avec mon sentiment de gratitude vis à vis des objets autour de moi et surtout de ma maison. Je pense désormais pouvoir vous dire que je frôle le but du Fly, dont j’ai compris la signification il y a quelques jours de cela : Finally Love Yourself (Finalement S’Aimer). Et effectivement je m’accepte telle que je suis, imparfaite, bordélique qui se soigne et mère/épouse qui fait de son mieux. Il y aura toujours des hauts et des bas, des jours où je n’aurai pas envie. Bah tant pis, ce sera un jour sans, on se couche, on se repose et demain sera un jour meilleur. J’essaie de cocher au moins une case « nettoyage » que cela soit mon évier, ma cuisinière, mes toilettes ou j’en passe. Même passer l’aspirateur suffit, le tout est d’avoir fait quelque chose. Un ménage mal fait est toujours mieux pour notre maison que pas de ménage du tout ! (Oui une expression piquée à ma nouvelle meilleure copine)

Au niveau de la méthode en elle même, je vous avoue que j’ai du faire un coup d’accélérateur à un moment donné, étant partie quasiment 2 semaines en vacances. J’ai toutefois pu mettre en place les routines du matin, du soir ainsi que de l’après-midi. J’ai tout stocké dans un coin créant ainsi mon journal de bord de fortune que je pense refaire au propre une fois que je serai bien rodée. Je ne me suis pas encore réellement attelée au ménage de zone, mais petit à petit l’oiseau fait son nid comme j’aime à me répéter. J’ai aussi le blessing à incorporer. J’aime beaucoup cette notion. En gros c’est votre heure de ménage hebdomadaire que l’on dispatche en tâche ménagère à faire pendant 10min X 7, à incorporer comme on le souhaite dans sa semaine, soit par exemple 10min / jour, 20/jour ou encore 1h10 / semaine. Pour le moment j’ai plutôt opté pour le 10 ou 20 mon par jour, étant donné que je n’aime pas faire le ménage avec mon koala attitré de peur qu’il ne respire je ne sais quel mélange toxique.

À côté de cela, je continue mon désencombrement et je vous avoue que le bilan au bout d’un mois avec uniquement 15 minutes / jour est à mes yeux stupéfiants. La chambre de Ju lui plait tellement qu’il y passe beaucoup plus de temps et accepte sans râler de ranger ses jouets le soir, et la nôtre est devenue un véritable cocon que nous aimons retrouver le soir pour nous reposer de nos journées de dingue.

Les nouveaux rangements de mon grand, qui est désormais super content de me montrer qu’il trie bien ses jouets avant de les remettre à leur place.

Notre chambre cocooning…

eh oui on a même trouvé la place pour le piano, juste en face du lit !

J’ai commencé à bouger les meubles de notre salon, en attendant d’avoir les finances pour notre véranda je tente de créer quand même cette espace de vaste salon dont nous rêvons tant !

Bref, la vie me semble désormais plus douce, et je ne regrette pas de m’être lancée dans cette curieuse aventure. J’espère juste garder le cap une fois que le programme « Nouveau Départ » se terminera d’ici quelques jours. Je pense continuer à vous donner des news ici afin de garder la motivation 💪

Et vous, quelle méthode d’organisation maison avez vous utilisé ? Avec ou sans succès à vos yeux ? 

Je vous souhaite un bon vendredi !!!

4 mois

Aujourd’hui Tim a 4 mois. 4 mois qu’il a déboulé dans notre vie avec son calme, son sourire et sa douceur. 4 mois qu’il a complété notre famille pour le plus grand bonheur de tous. Certes cela n’est pas facile tous les jours, mais pour nous cela valait le coup.

Cela valait le coup d’être passé à travers toutes ces épreuves, ces souffrances physiques et psychologiques, ces remises en question et la réadaptation qu’a connu notre foyer.

À 4 mois, monsieur nous fait donc :

  • De longs monologues après la tétée
  • De grandes discussions avec qui veut bien être en tête à tête avec lui
  • Rit désormais aux éclats
  • Se tient droit mais a encore besoin d’aide pour s’assoir
  • Nous suit du regard
  • Adore écouter les histoires de son frère
  • A peut-être trouvé son pouce mais la technique est particulière (il fourre le pouce dans la bouche et tient les autres doigts 🤔)
  • Sinon à défaut tète les autres doigts

Il pleure très peu sauf de fatigue le soir vers 20h30/21h (une tétée et dodo jusqu’à 1 ou 2h du mat) ou lorsque sa couche est trop remplie à son goût (il aime être propre ce que je comprends parfaitement).

4 mois donc d’allaitement exclusif, 7,5 kg et 64 cm. Je me rends compte que j’ai la chance d’avoir un médecin qui peut-être ne s’y connait pas trop en allaitement mais respecte mon choix et est toujours ouvert à la discussion. J’ai même l’impression de passer une évaluation mensuelle et recevoir les honneurs du jury, c’est chouette 😁

Bref… Mon bébé a 4 mois ❤

Merci encore à Picsart pour ce superbe Tree of life !

3 mois

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien en ce vendredi (TGIF !!!). Ici, j’essaie de garder un rythme de parution d’article de 2 / semaines (ce sera déjà pas mal), car je vous avoue que la vie avec deux enfants, c’est sportif !

Aujourd’hui, je vous parle donc de … l’arrivée de notre 2e gnome. Oui, j’en ai envie et après tout, nous sommes sur mon blog lol

Depuis mercredi 18 janvier, cela fait donc 3 mois que nous sommes 4. Pour ne rien vous cacher, après avoir ressenti l’échec et le désespoir, aujourd’hui je ne ressens plus que de la colère. Je commence tout juste à faire la paix avec moi même, mais pas avec mon corps.

Les débuts ont été assez chaotiques, il faut dire que malgré une grossesse qui était top, Tim ayant trop profité de son séjour dans le ventre de maman, il s’était présenté comme un gros bébé.

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Et je n’en étais qu’à 7 mois de grossesse sur cette photo !

Mon projet de naissance était d’accoucher avec mon chéri à mes côtés, certes avec péridurale mais par voie basse, allaiter bébé, et reprendre le sport rapidement.

Dîtes vous qu’un projet de naissance, c’est beau, mais (dans mon cas) cela ne se concrétise pas !

J’ai eu une péridurale qui n’a pas fonctionné, subi une césarienne d’urgence (d’ailleurs la dose de cheval que l’on m’a donné avant l’intervention a commencé à ne plus faire effet pendant que j’étais sur la table d’intervention…), je me suis fait appeler de Mme Nguyen (c’est bien connu qu’une tête d’Asiat s’appelle forcément Nguyen ..), on a fait croire à mon mari que ce n’était pas moi qui hurlait à l’agonie dans le bloc alors que nous savions pertinemment qu’il n’y avait que moi qui accouchait ce soir là…

Ce qui m’a le plus perturbé et choqué était le peu de compassion et d’attention que l’on a pu recevoir de l’équipe d’intervention. Lorsque l’on m’a annoncé que j’allais subir une césarienne, je me suis mise à pleurer. C’était le début de ma longue descente dans mon sentiment d’échec. Une des sage femmes a alors quitté la salle en ronchonnant un « encore une qui pleure ». Je ne l’ai plus revue de la soirée.

Je n’ai eu aucune explication sur ce qui allait se passer pendant l’intervention. OK j’étais dans les vapes, mais j’entendais tout. J’essayais d’être agréable et souriante malgré la panique et le désespoir, mais rien n’y fait, je n’ai rien su de ce qu’il se passait. Le fait que l’anesthésie ait lâché à ce moment là n’a pas aidé, je peux vous le garantir. Et que l’on ne me croit pas et avoir eu droit à un « oh mais ça ne fait pas si mal que ça… ». OK… Fais toi ouvrir le ventre, te le faire agrafer à vif et on en reparle.

Ne me parlez pas de la pression que peut subir une équipe médicale ce qui pourrait expliquer leur manque d’humanité. Ce soir là, je vous le rappelle, nous étions les seuls patients.

En salle de repos, la température de mon corps s’est mis à faire le yoyo. Un coup j’avais extrêmement froid, un autre coup extrêmement chaud. J’avais déjà une couverture que j’avais eu pendant que j’étais en salle de travail. J’ai demandé, vu que je n’avais pas le droit de boire, si au moins on pouvait m’enlever la couverture. SF2 marmonne alors « un coup elle a chaud, un coup elle a froid, il faut qu’elle se décide ».

Mon hospitalisation s’est déroulée à peu près correctement. Il faut reconnaître que l’équipe d’infirmières et puéricultrices étaient adorables, et les SF à l’écoute. Rien à voir avec l’équipe d’urgence. Cela aurait été parfait si… Je n’avais pas eu toutes mes complications.

Pour vous résumer la chose, je n’ai plus de passage à mon domicile de mes infirmières depuis le 12 Janvier 2017, soit un peu plus d’une semaine aujourd’hui, et soit presque 3 mois pour une cicatrisation complète de ma plaie.

En gros, par rapport à mon projet de naissance : voie basse NON, péridurale OUI mais NON, reprise du sport rapide NON. Il ne me restait que l’allaitement.

L’allaitement a été mon fil rouge pour ne pas baisser les bras. J’avais toujours entendu dire que si on accouchait par césarienne, on ne pouvait pas allaiter. Il aurait mieux fallu dire : il faut serrer des dents lorsque l’on veut allaiter après une césarienne, car la plaie fait mal ! Mais avec beaucoup de persévérance et de foi – en soi et en son bébé – tout est possible ! Aujourd’hui Tim est un bébé allaité exclusivement et il fait plutôt bien péter la barre de croissance lol

dav
Les fesses dodues, c’est cadeau 😉

Allez, la prochaine fois je vous ferai le bilan des progrès de Gnome 2.

Merci de m’avoir lu et à très bientôt !